TDAH : de l’impulsivité au contrôle de soi
- Delphine Sdika

- 5 sept.
- 4 min de lecture
Dernière mise à jour : 6 sept.

Quand j’étais enfant, mon papa me répétait souvent que je devais apprendre à tourner sept fois ma langue dans ma bouche avant de parler.
Mes parents étaient régulièrement déconcertés par mon absence totale de filtre dans ma communication : je disais tout ce qui me passait par la tête, parfois au risque de blesser les autres sans le vouloir.
À l’école, mes professeurs me décrivaient comme un véritable moulin à paroles.
Avec mon meilleur ami, nous étions les inséparables du dernier rang, à bavarder et rire sans fin, sans accorder beaucoup d’attention aux cours.
Les remarques sur mon débit de parole ininterrompu revenaient sans cesse dans mes bulletins scolaires.
Mes réactions émotionnelles paraissaient elles aussi excessives. Je riais à gorge déployée, je pleurais à chaudes larmes et je me sentais souvent dépassée par l’intensité de mes émotions, comme si elles m’échappaient totalement.
Pendant longtemps, j’ai cru que j’étais différente, trop sensible, inadaptée au monde. Ce n’est que bien plus tard que j’ai découvert que derrière ces comportements impulsifs se cachait en réalité un des symptômes du TDA/H.
Qu’est-ce que l’impulsivité dans le TDA/H ?
Le TDA/H s'exprime principalement par les 3 symptômes suivant :
L' impulsivité
Le déficit d'attention
Et l'hyperactivité
Chez une personne vivant avec un TDA/H, l'impulsivité se manifeste par :
· des décisions prises trop vite,
· des réactions émotionnelles intenses,
· une difficulté à attendre son tour,
· des problèmes d’organisation et de planification.
Les réactions impulsives causent souvent des dégâts importants chez les personnes vivant avec le TDA/H. Elles ont en effet beaucoup de mal à maitriser leurs réactions, ce qui implique qu'elles réagissent trop rapidement, sans réfléchir aux conséquences de leurs actes.
Pourquoi le TDAH provoque-t-il de l’impulsivité ?
L’impulsivité dans le TDAH n’a rien à voir avec un manque de volonté ou un défaut de caractère. Elle provient du fonctionnement même du cerveau.
Le cerveau possède une sorte de "frein à main" interne, situé dans le cortex préfrontal. C’est cette zone qui permet de réfléchir avant d’agir. Chez les personnes avec TDAH, ce frein est moins efficace : le cerveau laisse donc passer plus facilement des réactions spontanées.
Autrement dit, le TDAH entraîne une difficulté à activer la zone cérébrale responsable du contrôle des actions verbales, motrices, cognitives ou émotionnelles.
Résultat : les réactions impulsives prennent souvent le dessus.
Quelles solutions pour agir sur l'impulsivité ?
Pendant des années j'ai cherché des méthodes pour empêcher de faire de mes réactions impulsive une fatalité.
Il existe heureusement aujourd’hui une série d'approches complémentaires pour apprendre à la réguler et retrouver plus de sérénité au quotidien :
Le coaching, pour développer des stratégies pratiques et anticiper les réactions impulsives.
Le Neurofeedback, afin d'aider le cerveau à mieux s’autoréguler et à renforcer sa capacité de contrôle.
La méditation de pleine conscience, qui apprend à observer ses pensées sans agir immédiatement.
La thérapie cognitivo-comportementale (TCC), qui propose des outils concrets pour restructurer les réactions automatiques.
L’activité physique régulière, qui canalise l’énergie et régule les neurotransmetteurs.
Une bonne hygiène de sommeil et une alimentation équilibrée, qui stabilisent l’humeur et réduisent les débordements impulsifs.
Le coaching pour apprendre à canaliser son impulsivité
En tant que coach, j’accompagne les personnes vivant avec un TDAH à mieux comprendre et gérer leur impulsivité. Ensemble, nous travaillons à identifier les situations déclenchantes et à mettre en place des stratégies concrètes pour éviter de réagir trop vite.
Je propose des exercices pratiques pour apprendre à :
reconnaître les signaux physiques qui précèdent une réaction impulsive,
instaurer des routines simples pour marquer un temps de pause,
développer la confiance en sa capacité à reprendre le contrôle.
Mon rôle est de vous donner des outils sur mesure pour que l’impulsivité cesse d’être un frein et devienne une force mieux canalisée dans votre vie quotidienne.
Le Neurofeedback pour entraîner le cerveau à freiner
La pratique du Neurofeedback m’a aidé à réguler mon impulsivité et à être davantage à l’écoute de mon biorythme.
Le Neurofeedback agit en effet directement sur le fonctionnement cérébral. Concrètement, pendant la séance, le cerveau apprend à activer les zones liées à la concentration, au calme intérieur et au contrôle de l’impulsivité.
Avec le temps, les séances de Neurofeedback vous aide à :
réduire l’agitation intérieure,
stabiliser vos émotions,
renforcer votre capacité à "freiner" avant d’agir
Pendant une séance, le cerveau reçoit un retour en temps réel sur son activité et apprend progressivement à s’autoréguler. Cela améliore la stabilité attentionnelle, diminue l’agitation intérieure et renforce la capacité à “freiner” avant de réagir.
Mon objectif, à travers le Neurofeedback, est de vous aider à retrouver plus d’équilibre et de liberté dans vos réactions, de manière durable et naturelle.
Conclusion
✨ L'impulsivité fait partie du TDAH, mais ne doit pas vous définir. Avec les bons outils et les bonnes approches, elle peut être maîtrisée, canalisée et même transformée en source de force.
✨ N'hésitez pas à me contacter si vous souhaitez travailler sur l'identification de vos déclencheurs, mettre en place des stratégies concrètes pour reprendre le contrôle de vous-même grâce au coaching et travailler de manière complémentaire sur la régulation neuronale par le biais de l'approche combinée du Neurofeedback.




Commentaires